Lundi 20 octobre 2008
C'est aujourd'hui qu'Eric Besson rendait sa copie pour son plan sur l'Economie Numérique. Peu de gens s'en préocuppent, mais rappelons tout de même qu'il s'agit d'un des rares domains porteurs de croissance en France, et surtout un domaine d'avenir.

Le plan intégral est disponible au format PDF ici : http://www.pcinpact.com/document/FRANCE_NUMERIQUE_2012.pdf (80 pages)

Au menu et en vrac : Toujours la promo d'Hadopi et des DRM soit-disans les seuls à même d'assurer le respect de la chronologie des sorties en audi-visuel, 100% des Français connectés à Internet haut débit d'ici 2010, aucune mention au logiciel libre pourtant élément important de l'économie numérique, et bien d'autres choses à découvrir.

Du bon et du moins bon, comme on s'y attendait.

A première vue, on peut s'étonner de la volonté de vouloir connecter 100% des français tout en leur pondant une autorité qui pourra supprimer 3 millions d'abonnements par an (Hadopi, "calibrée" pour gérer le cas de 10000 abonnés par jour...)
Ca plus le coup des DRM toujours censés sauver le monde, alors qu'on l'a dit maintes fois : les DRM n'emmerdent que les clients honnêtes, pas les pirates qui les ont déjà cassés et diffusé le contenu protégé...

(source : http://www.pcinpact.com/actu/news/46757-plan-numerique-2012-integrale-besson.htm)
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Jeudi 16 octobre 2008
Voilà, c'est donc décidé.
Osef de l'Europe et des tractations en cours, on le fait quand même, quitte à le passer en force en France et quitte à se foutre l'Europe à dos.
Après tout, avec tout le monde qui s'est soulevé contre ce projet de Loi, notre gouvernement n'est plus à ça près.

En passant, remercions notre chère ministre de la culture pour la belle tête à claque dont elle nous gratifie sur la photo.

(source : http://www.numerama.com/magazine/10862-La-loi-Creation-et-Internet-sera-debattue-le-29-octobre-au-Senat.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Jeudi 16 octobre 2008
"[Il] convient de refuser l'installation de verrous techniques qui est illégale, pénalise uniquement les consommateurs et n'est pas la solution adéquate au problème réel de la contrefaçon et du marché parallèle. [En] faisant pression sur les décideurs politiques et économiques pour légaliser ces systèmes de verrouillage, les gros labels vont à l'encontre de la révolution technologique et de l'évolution naturelle des modes de consommation."
- Eric Besson, avant qu'il ne soit nommé secrétaire d'état à l'économie numérique.

Visionnaire ? En tout cas très sage. ... seulement voilà, ça n'aura pas duré. La souillure Sarkozienne aura eu raison de M. Besson.
En effet, il devrait présenter le plan Sarkozien de développement de l'économie numérique d'ici la semaine prochaine. Et devinez quoi ? Outre un soutien inconditionnel au projet Hadopi (ça vous surprend encore ?), ce plan viserait à remettre au gout du jour les DRM, ces fameux verrous numériques qui posent tant de problèmes.

Encore une fois, je le répète : les DRM ne servent qu'à emmerder les consommateurs honnêtes. Pendant que ces derniers s'arrachent les cheveux à essayer de jouir d'un produit qu'ils ont acheté légalament, les "pirates" eux s'en sont déjà affranchis et diffusé les oeuvres sans protection sur la toile.
C'est ainsi et ça sera toujours ainsi. Le monde a changé. La seule solution pour éviter cet état de fait est de supprimer Internet.


Autre proposition phare du plan, la mise en place d'un répertoire national des oeuvres qui servirait de base au filtrage de contenu sur la toile. On peut déjà emettre des doutes sur l'accessibilité de ce répertoire qui ne servira au final qu'à protéger les interets d'une minorité friquée.
Car en théorie, selon les principes de la propriété intellectuelle, toute oeuvre appartient à son auteur dès sa pubication : cet article, un morceau de musique, une photo... Donc, nous pourrions tous faire répertorier nos oeuvres auprès de ce répertoire national. Dans le cas contraite où il ne serait réservé qu'à une poignée de privilégiés, ça constituerait une rupture du principe d'égalité, et donc serait inconstitutionnel...
Donc illégal.

Affaire à suivre, mais on n'est pas sortis de l'auberge avec un gouvernement pareil.

(source : http://www.numerama.com/magazine/10856-Le-Plan-Besson-preconiserait-les-DRM-et-un-repertoire-des-oeuvres.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Mercredi 15 octobre 2008
Ni même d'un 4e opérateur tout court.

Encore une fois, sa Majesté entend donc prendre une décision envers et contre tous, faisant fi de tous les avis, conseils et réclamations de la majorité des interresés.
Le président du pouvoir d'achat compterait donc empecher les ménages français d'économiser 1000€ par an, tout en laissant une absence de concurrence dans un secteur pourtant plein d'avenir.

Pour rappel, l'Arcep avait rendu son avis sur l'état du marché de la téléphonie mobile et proposé des solutions pour remettre de la concurrence. Les différents intervenants sont parvenus à la conclusion unanime qu'il fallait absolument un nouvel entrant, et ne pas laisser les fréquences de la 4e licence aux seules mains des opérateurs déjà en place.
Orange, SFR et Bouygues sont régulièrement dénoncés par les associations de consommateurs et soupconnées d'entente et de pratiques anti-concurrentielles en proposant des multitudes d'offres obscures et onéreuses.

Et Sarko - le grand ami de M. Bouygues - ne compte surtout pas changer cet état de fait. Le pognon restera dans les poches des 3 en place, les consommateurs peuvent aller se faire foutre.

L'argument avancé de ne pas vouloir mettre en danger un secteur qui représente 1% du PBI est une foutaise monumentale. Certes Free compte bien casser les prix dès son entrée sur le marché - ce qui ne serait finalement que justice quand on sait que les opérateurs en place abusent de leur position pour maintenir des tarifs élevés en regard de ce qui pourrait se faire sur le marché - mais au contraire, ça sera bénéfique pour tout le monde à terme.
Les consomateurs auront le choix entre de vrais concurrents, et ces concurrents seront forcés de se bouger le luc pour proposer les meilleurs offres possibles.

Evidement, ça ne plait pas aux 3 en place qui y perdront, un peu.

(source : http://www.numerama.com/magazine/10849-Licence-3G-Sarkozy-ferait-encore-obstacle-a-Free.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant ! - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 14 octobre 2008
"[Les entreprises devront à l'avenir] distribuer gratuitement la propriété intellectuelle pour vendre des services et des relations".
-
Esther Dyson, journaliste, 1994.

Elle est citée par le nouveau prix Nobel d'économie, Paul Krugman dans un éditorial du New York Times.

1994, ça commence à faire un bail. Et pourtant, c'est on ne peu plus pertinent : les logiciels libres fonctionnent déjà sur ce principe. Les produits sont libres de droits, et par la même accessibles gratuitement (même si ça n'est pas une obligation). Par contre, les entreprises de logiciels libres vendent des services de support et de maintenance de ces logiciels, s'assurant du coup une rémunération qu'ils ne peuvent plus obtenir en vendant l'oeuvre elle même.
-> Tout le monde peut télécharger une distribution linux. Mais combien d'entreprises ont les compétences nécessaires pour le déployer sur de nombreuses machines, l'adapter aux besoins de la boîte et en assurer la maintenance ?

Internet et l'informatique permettent une dématérialisation des oeuvres intellectuelles, et par la même de pouvoir les "copier" à l'infini et à moindre coût, et à diffuser les copies en un temps infime.
C'est un fait, c'est ineluctable et toute tentative de lutter contre ce courant est vaine et vouée à l'echec.

Mais alors comment "s'assurer" un revenu pour ses oeuvres si on ne peut plus les vendre directement ?
P. Krugman cite encore d'autres visionnaires qui dès 1990 disaient que
"quel que soit le produit (logiciel, livres, musique, films), le coût de la création devra être récupéré indirectement".

Quels peuvent donc être ces "revenus indirects" ?
Sur le web, il n'y a pas 36 solutions. Il y en a même deux principales :
- Faire payer le produit ou le service
- Se faire rémunérer par la pub. On fait ainsi payer un espace publicitaire généré par la mise à disposition d'un produit ou d'un service.

La 2eme solution est utilisée ouvertement par de nombreuses plateformes de streaming actuelles : Deezer, MySpace, etc. qui ont fini par signer des contrats avec les majors.

Mais la 1ere est peut être paradoxalement celle qui offre le plus de possibilités et qui pourrait être la plus efficace.
Une idée d'avenir a déjà été mise en place par Radiohead : ils ont diffusé sur internet leur dernier album sans DRM, en laissant les "clients" libres de choisir le montant qu'ils souhaitaient payer, voire de ne rien payer du tout.
Et les résultats ont été plutôt encourageants : la presse a fait écho d'environ 33% de téléchargements payés, pour un revenu moyen de 8$ (chiffres à confirmer, je ne retrouve plus les articles qui les mentionnaient).
8$, c'est plus que ce que le groupe aurait gagné avec les voies traditionnelles.

L'idée est lancée : assurer à chaque artiste ou créateur d'une oeuvre intellectuelle de pouvoir signer son oeuvre, afin que quiconque souhaitant le récompenser puisse le faire, mais sans y être contraint.
Les développeurs de Logiciels Libres laissent déjà leurs noms dans les codes sources auxquelles ils contribuent, et il est toujours possible de leur reverser quelque chose si on le souhaite...

Cette méthode est peut être celle qui "sauvera" la situation. Chacun d'entre nous aura donc la possibilité de remercier un artiste qui lui aura fait plaisir, selon son désir et ses moyens.


(source : http://www.numerama.com/magazine/10833-Le-Nobel-d-economie-P-Krugman-favorable-au-telechargement-gratuit.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Lundi 13 octobre 2008
Presque 15 jours se sont écoulés maintenant. Et il y a eu beaucoup de rebondissements !

D'un coté, nous avons :
- N. Sarkozy, Président de la République Française et futur Empereur suprême de la Terre, de l'Univers et de tout le reste (du mois c'est l'envie qu'il montre)
- C. Albanel, ministre de la Culture
- les "industries de la Culture", aka majors du disque, industriels et lobbyistes qui tentent d'imposer un retour au XXe siècles pour l'an prochain
- Ceux qui les soutiennent (forcés ou non)

De l'autre (dans le désordre) :
- Les internautes, les consommateurs, les gens normaux
- Les différentes organisations de défense de la vie privée (CNIL, etc.)
- Les différents organismes gouvernementaux et Européens (Parlement Européen, Conseil d'Etat, etc.)
- Les industriels des nouvelles technologies (FAI, entreprises du web 2.0, etc.)

Et au milieu, la Culture, les oeuvres (principalement audiovisuelles) et les artistes, à l'ère numérique.

L'origine du problème

...vient d'industries qui se prétendent "de la Culture" (majors du disque, représentants d'ayant-droits). Elles ont laissé depuis des années échapper le nouveau monde numérique, aveuglées par leur toute puissance et leur contrôle quasi absolu des oeuvres audiovisuelles.
Au siècle dernier, si un chanteur voulait se faire connaître du grand public, sa seule solution était de décrocher un contrat avec une des majors du disque en place. Le fameux sésame lui ouvrant la porte des radios populaires, de la production massive de disques, et donc une possibilité de succès.
A cette époque, internet n'existait pas ou n'avait pas le succès d'aujourd'hui, et pour accéder à la Culture les gens n'avaient que les médias tradtitionnels.
Les Majors du disques étaient à même de faire leur travail : permettre à un artiste de valoriser son oeuvre et de la faire connaitre du plus grand public.

De nos jours, tout a changé, grâce à Internet.

Abolition des frontières. Multiplication des échanges. Nous ne sommes plus à la merci du bon vouloir de producteurs ou de directeurs de programmes, nous pouvons diffuser des informations nous mêmes et choisir ce que nous voulons voir, lire ou entendre.
Avec ces nouvelles possibilités sont arrivés de nouveaux besoins pour le consommateur moyen. Comme par exemple le fait de pouvoir écouter plusieurs albums différents mélangés dans une liste... sans avoir à changer de CD toutes les 3 minutes (merci les balladeurs mp3).

Le monde entier s'est adapté à cette nouvelle donne. Les industriels (-> téléphonie, électronique, etc.), les consommateurs (forcément), les sociétés de services, les banques...
Tous ? Non. Une famile d'industriels résiste encore et refuse d'évoluer : les industries de la culture. Elles ont refusé pendant des années à répondre à la nouvelle demande des comsommateurs. Mathématiquement, ceux-ci se sont donc débrouillés comme ils le pouvaient.

La connerie des industries de la culture

Dans un monde libéral "normal", toute industrie s'offrant le luxe de ne pas répondre à la demande de ses propres consommateurs commettrait une erreur fatale et finirait par mourrir dans la douleur.
-> Pas de client, pas de chiffre d'affaire. Pas de chiffre d'affaire, pas d'argent. Pas d'argent, faillite.

Mais plutot que de réparer leur erreur et de tenter de rattraper le temps perdu, les industries du disque ont persisté dans leur horreur : elles qui avaient un quasi monopole de la culture au siècle dernier ont donc cherché par tous les moyens à le conserver.
"Vous n'êtes que des cons et c'était mieux avant. Nous ne voyons pas pouquoi nous nous bougerions le luc..." aurait-on même pu les entendre dire.

Et de là, tous les moyens sont bons : les pirates d'internet font chuter les ventes du disque !!! Il faut verrouiller les CD, DVD numériquement pour empecher les gens de les copier, quitte à les rendre inutilisables !!! Il faut forcer les industriels à prendre des mesures pour nous aider !!!
Argh, les gens copient quand même. Vite, il faut taxer les materiels de stockage - au pire ça sera toujours ça de gagné !!!
A l'aide, les juges sont trop longs à agir et pas assez conciliants. En plus les pirates ont le droit de se défendre, sacrilège !!!
Politiques, aidez-nous, les gens sont trop cons !!!


Les gens veulent pas acheter ? On leur envoie les avocats pour les forcer.

La suite, on la connait : DADVSI, projet de loi Hadopi en France, tentatives de perversion du Paquet Télécom en Europe, traité ACTA au niveau mondial... Les industries de la Culture usent de toutes les pressions possibles pour entériner leur vue des choses, pour leur propre bénéfices et au détriment de tout le monde.
Certains politiques rallient leurs rangs : c'est le cas hélas de notre cher président Sarkozy, garant de la Constitution Française et ardent défenseur des principes et des valeurs de libertés et de droits de l'Homme si chers à la France. Quitte à se mettre tout le monde à dos, il envoie ses troupes faire respecter la vision de ses amis majors.
"Arretez Internet, ils ne parlent pas de moi en bien ni selon ma volonté. Achetez des CD inutilisables. Et si vous n'êtes pas d'accord, cassez-vous pauvres cons !"
... jusqu'à se faire rembarrer par la Commission Européenne - lui rappelant au passage que les frontières de la Sarkozie s'arrêtent là où celles de l'Europe commence et qu'il y a des règles de fonctionnement à respecter.

Les artistes en otage

Et pendant ce temps là, les artistes se rendent compte que les industries de la Culture censées leur permettre de valoriser et diffuser leurs oeuvres les ont trahies et ne font plus leur travail. Au point de devoir fonder un syndicat et réclamer la restitution des droits sur leurs propres oeuvres !

Et oui, si au siècle dernier il fallait passer par une major, Internet permet maintenant de diffuser sa musique à moindre frais et au monde entier d'un coup. (cf. cas Radiohead). Mais ils ne le peuvent pas, car leurs contrats avec les majors les lient pour des années, et ils sont obligés de subir l'immobilisme et l'incompétence de gens qui refusent obstinément de faire ce pour quoi ils sont payés à l'origine : diffuser et valoriser les oeuvres culturelles. Voir même à devoir les défendre envers et contre tous...

En face, les "consommateurs" qui ne souhaitent que pouvoir écouter de la musique, passer de bons moments, et pouvoir rétribuer des artistes qui leur auront fait plaisir, voient les offres "légales" arriver lentement, et la plupart du temps pourries de DRM les empechant de profiter pleinement de morceaux qu'ils ont acheté (cf. impossible de mettre un morceau acheté sur son baladeur MP3 sans marque... saur à acheter un baladeur de la même marque que le site où on a acheté le morceau)



On en est là.
L'industrie de la culture se reveille trop tard. Elle espère encore que les politiques la sauveront en adoptant des lois irrespectueuses des droits de l'Homme. Mais elle fait lentement marche arrière à chaque fois que le monde entier lui rappelle les règles.

Hadopi ne doit pas passer. C'est une horreur contre nature, violant les droits fondamentaux des citoyens. Qui plus est, elle coute cher, est dors et déjà inappliquable, et ne sauvera pas les industries du disque de leur propre incompétence...
Le problème, c'est que notre président a décidé de l'imposer au monde. Quitte à utiliser toutes les basses maneouvres dont il dispose. Quitte à détruire un des rares domaines porteurs de croissance en France...
Tout ça pour "sauver" ses amis qui refusent de faire leur travail...


(sources : www.numerama.com, www.pcinpact.com, www.laquadrature.net)
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Samedi 4 octobre 2008
12%, C'est la proportion d'Européens que notre cher président compte reprsenter désormais. Comme on pouvgait s'y attendre, sa ma jesté Sarkoléon Ier exige que l'amendement 138 - le fameux amendement anti riposte graduée - soit retiré.
Que 88% des députés aient voté pour, que ce soit la 2eme fois que le Parlement Européen prenne une telle décision, et en toute connaissance de cause, n'y fera rien.


On entre donc dans une phase de basses manipulations politiciennes, où la France essayera de faire passer en force un projet de loi décrié et rejeté par tous, jusqu'au 2e vote définitif du Parlemen (prévu pour 2009) qui je l'espère entérinera DEFINITIVEMENT l'interdiction de riposte graduée en Europe.
La France se mangera alors tout un tas de sanctions de la part de l'Europe pour n'avoir pas respecté les règles, et Sarko et ses compères se plaindront qu'elle leur aura mis des batons dans les roues.
Comme d'hab...

Le pire c'est que je ne peux pas dire que je suis déçu : je ne m'attendais à rien de bon de ce type, et hélas, le temps m'a donné raison.

(source : http://www.numerama.com/magazine/10783-President-de-l-UE-Sarkozy-exige-le-retrait-de-l-amendement-138.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant ! - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 30 septembre 2008
(voir plus si affinités)

Ok, le titre est racoleur et mensonger. C'est pas vraiment avec 6,7 millions d'euros qu'on sauvera une banque.
... mais que viennent donc faire ces 6,7 millions d'euros ?

Non, ce n'est pas la dernière cagnotte du Loto, c'est la somme que compte dépenser Albanel pour financer sa copine Hadopi en 2009.
Ca vous fait rire ? Ca devrait pas, car c'est quand même notre pognon qui va partir en fumée. En ces temps de crise mondiale et alors que les caisses de l'état sont vides, il y a certainement mieux à faire.




Et encore, 6,7 millions, ça ne prend en compte que le fonctionnement de l'Hadopi même.
Selon la ministre, il restera encore deux points :
- Les ayants droits financeront eux mêmes leurs polices privées de traque et de flicage du téléchargement "pirate" sur Internet, puis en réfèreront à Hadopi
- Les FAI devront assumer eux-mêmes le coût de l'identification d'un abonné internet sur la base de son IP et de l'heure de l'infraction.

Et sur ce dernier point, le bât blesse : Actuellement, les FAI et autres opérateurs télécoms ont le droit de facturer à l'état tout acte d'identification d'un abonné suite à une réquisition.
Et oui, identifier qui a téléphoné à telle heure a un coût, et ne fait pas partie du boulot "standard" d'un opérateur qui sont en droit de facturer l'opération à l'état.
Les taris vont de 0,65€ à 13€ par identification, suivant le contexte et la forme de la demande (et plus exactement le temps de travail nécessaire à l'opérateur pour s'éxécuter : prendre en compte un fax est plus long qu'un fichier de 2000 IP directement exploitable)

Hadopi est conçue pour pouvoir "gérer" 10 000 internautes par jour. Donc, demander 10 000 identifications par jour. Donc, payer un coût entre 6 500€ et 130 000€ par jouraux FAI. Soit un coût supplémentaire de plus de 49M€ par an au pire, pour un coût total de près de 56M€. Par an, oui.

Normalement, l'état ne devrait investir de telles sommes que si ça sert l'interêt public, ou que s'il a un retour sur investissement (-> taxes prélevées sur les ventes de contenu culturel pour le cas présent).
Je doute que l'industrie culturelle, dans sa sagesse actuelle, soit capable de "rembourser" l'état de 56M€ par an.
Déjà qu'ils gaspillent le peu qu'ils leur reste en persistant dans leur connerie...


Ca fout les boules hein ?

(sources : http://www.numerama.com/magazine/10736-L-HADOPI-coutera-67-millions-d-euros-en-2009.html, http://www.pcinpact.com/actu/news/46357-free-riposte-graduee-frais-remboursement.htm)
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Lundi 29 septembre 2008
La Quadrature du net a demandé aux députés UMP non soumis aux pressions des lobbies de réclamer la démission de leur porte parole : M. Frédéric Lefebvre.

Mais qu'a donc fait ce monsieur ? Il est membre de l'UMP ? Non quand même, on ne va pas le blinder pour cette seule raison.
Non, non, M. Lefebvre a fait étalage de son incompétence flagrante en déclarant au nom de l'UMP vouloir faire passer la Loi Hadopi en urgence.
Pour se justifier, notre ami du jour prétend que le vote de l'amendement 138 par le Parlement Européen n'est en fait qu'une basse tentative du PS pour contrecarrer les plans de l'UMP en votant systématiquement contre ce qu'entreprend le glorieux parti, et aussi un "acharnement de la part du Parti Socialiste français contre les auteurs, compositeurs et plus généralement créateurs français" (sic)

Ah ouais quand même.
Nous sommes donc là devant quelqu'un de dangereux et d'incompétent :

1. L'amendement 138 a été voté à 88% par les eurodéputés
(574 voix pour, 73 contre). Les socialistes n'ont qu'à peu près 200-250 sièges, il y a donc des députés UMP qui ont voté pour cet amendement (et qui ont trèèès bien fait), et pas qu'un peu.

2. Cet amendement n'est pas "contre" les créateurs français, il vise simplement à rappeler un droit fondamental des Européens, que tous les Européens doivent respecter, donc, industries de la culture incluses.

3. Le projet de loi a été présenté à la Commission Européenne le 22 juillet dernier. Selon les règles en vigueur au sein de l'UE, aucun état membre ne doit légiférer sur un sujet en cours d'étude par la Commission et ce dans les 3 mois qui suivent sa présentation.
Traduction : la France n'a pas le droit de faire quoi que ce soir niveau Hadopi avant le 22 octobre.
Or M. Lefebvre demande un passage en urgence, faisant fi des règles européennes, et donc en risquant de voir sa bien aimée loi se faire censurer par l'Europe sans autre forme de procès. Un député de la trempe de M Lefebvre ne peut pas ignorer celà...

4. Pour aggraver son cas, M. Lefebvre est lié aux lobbies. Il est donc loin d'être objectif sur le sujet. Le problème, c'est qu'il risque d'entrainer son parti dans une croisade perdue d'avance...


On a donc un député porte parole incompétent et dangereux. Espérons qu'il reste des gens sages à l'UMP pour demander gentiment à cette personne de faire ses cartons et de quitter définitivement la vie politique.
Ou sinon on risque de rire encore un bon moment...


(sources : http://www.laquadrature.net/fr/riposte-graduee-l-ump-droit-dans-le-mur, http://www.numerama.com/magazine/10737-La-Quadrature-du-Net-demande-a-l-UMP-F-Lefebvre-de-demissionner.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant !
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Dimanche 28 septembre 2008
Pour tout ceux qui ont acheté Civilization IV : Colonization mais qui ont eu la désagréable surprise qu'il ne se lance pas, à cause de cette merde de soi disante protection qui refuse de lancer le jeu.
Voici une solution tout simple pour parre au problème :

1. Récupérer le torrent trouvé sur cette page : http://www.mininova.org/tor/1840099
2.  Télécharger le fichier correspondant. Au bout de quelques minutes, vous devriez avoir un .rar.
3.  Passer le fichier .rar obtenu à l'antivirus - on est jamais trop prudent. (Note : le fichier que j'ai téléchargé ne contenait pas de virus)
4.  Si ok, remplacer le fichier colonization.exe du répertoire dans lequel vous avez installé le jeu par celui contenu dans le crack, et c'est prêt !

Moralité, j'ai acheté un jeu dans le commerce, et j'ai du le pirater pour pouvoir y jouer.
Ce jeu est sorti il y a 5 jours, le crack est déjà dispo. La "protection" anticopie n'aura donc servi qu'à une chose : faire chier les consommateurs honnetes.

Attention : cette bidouille fonctionne avec la version de base du jeu, non patchée. Rien ne garanti qu'elle marche avec une version patchée à l'avenir.
Par AxS/Natsume - Publié dans : Lose Corp.
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