Jeudi 9 avril 2009
C'est un vrai miracle auquel je ne croyais plus : l'Assemblée Nationale a rejeté ce midi la loi Hadopi par 21 voix contre 15. Si peu ? Oui, mais ça a suffit pour rejeter un texte qui n'aurait pas passé le Conseil Constitutionnel.
Dans les détails : Le PS a voté contre, et certains députés de la majorité les ont rejoints. L'UMP - pourtant majoritaire à l'assemblée, était quasiment absent probablement trop sûr de ses forces pour daigner se déplacer. Grand bien leur a pris :D !

Maintennant que va devenir cette loi ? Est-elle morte ?

Bonne question. Une chose est sure, la loi "Création et Internet" telle qu'elle est sortie de la Comission Mixte Paritaire est morte et ne peut plus être promulguée en l'état.
On peut faire confiance à Sarko pour trouver un moyen de la faire passer quand même, et de souffler dans les bronches des députés UMP pour s'être laissés avoir de la sorte.

Mais d'ailleurs, pourquoi étaient-ils si peu nombreux lors des débats ?

Pour une raison simple, hélas rélévatrice de l'état de notre démocratie : tout était joué d'avance (ou presque). Le gouvernement ayant la majorité à l'Assemblée et au Sénat, il peut faire passer ce qu'il veut quand il veut. Il suffit juste de commander aux troupes UMP de voter pour. Point.
Au point que le parlement devient une chambre d'enregistrement des décisions du gouvernement, et par là de la volonté de l'Empereur.

Aucun amendement surprise éventuellement voté par l'opposition au nez et à la barbe de l'UMP et du gouvernement n'aurait passé la Commission Mixte Paritaire.
Pour rappel, la CMP se réunit lorsqu'une loi a été votée en deux versions différentes par le Sénat et par l'Assemblée. Comme c'est le cas pour Hadopi.
Et cette CMP est composée de 7 députés et 7 sénateurs triés sur le volet selon la composition des assemblées... et l'UMP y a une majorité absolue et a pris grand soin de placer des pro-Hadopi dedans.

Et c'est ce qui s'est passé : la CMP a durci la loi, supprimé les quelques rares amendements votés par l'Assemblée pour corriger un peu cette loi, provoquant la colère des députés.
Et le résultat qu'on connait...

En clair, il n'y avait pas besoin d'envoyer ses députés en masse lors des débats sur la loi. Envoyer les mousquetaires pour démonter point par point la loi et laisser la ministre Albanel et le rapporteur Franck Riester s'empétrer dans leurs réponses vagues suffisait amplement... en attendant le vote final.
Le seul vote où un coup d'éclat serait vraiment efficace.
Et c'est ce qui s'est produit !!!!

Que va-t-il se passer maintenant ?

Si on attend encore les réactions des pro Hadopi (Albanel, Lefebvre, majors...) - en passant, un grand MERCI a Frédéric Lefebvre dont l'absence ce midi a grandement contribué au rejet de la loi - une chose est désormais sure : le gouvernement et les pro-riposte graduée ont perdu une grande bataille de communication.

De plus en plus de français découvrent la feu loi Hadopi et toutes les horreurs qu'elle contient, et prennent conscience des dangers qu'elle représentait.

On peut d'ailleurs lire ça et là des commentaires d'internautes félicitant les "pirates qui peuvent désormais télécharger en toute impunité". Sauf que c'est complètement faux : le rejet d'HADOPI ne légalise absolument pas le téléchargement d'oeuvres protégés ! C'est toujours un délit de contrefaçon passible de 3ans de prison et de 300 000€ d'amende. Il est faux de dire qu'on peut désormais "pirater".
Il existe depuis longtemps des moyens légaux et judiciaires de punir les "pirates". L'industrie du disque a seulement souhaité sa propre justice privée pour aller plus vite, et cette "justice" lui a été refusée aujourd'hui.

Un vrai débat sur la rémunération des artistes est nécessaire.

Ce qu'il faut désormais, c'est qu'il y ait un vrai débat sur une question fondamentale : Comment, à l'ère du numérique et d'internet, permettre aux artistes d'être récompensés pour leurs oeuvres et le plaisir qu'ils nous procurent ?
Cette question est au coeur du problème, et la réponse ne doit plus être dictée par les sirènes des Majors qui étaient en charge d'y répondre, mais qui ont toujours refusé de le faire.

Artistes, les internautes ne sont pas vos ennemis, bien au contraire !
Internautes, les artistes ne sont pas non plus vos ennemis !
Les vrais ennemis sont les majors et les industriels du contenu qui refusent de prendre le virage du numérique, qui spolient les artistes avec des contrats les privant d'une meilleure rémunération (un autre exemple ici), et qui criminalisent leurs propres clients au point de pousser les politiques à voter des lois liberticides et dangereuses. Stratégie qui ne peut en aucun cas porter ses fruits.

Une première étape a été franchie aujourd'hui. Le gouvernement est en train de payer une grave erreur.
Maintenant, il faut qu'on se réunisse tous et qu'on trouve des solutions. Pour le bien-être de tous.
Par AxS/Natsume - Publié dans : Yeeepah ! - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 31 mars 2009
Trop c'est trop.
Ou plutôt, pas assez, c'est pas assez.

J'apprends avec stupeur que hier il n'y avait que 16 députés présents à l'assemblée pour débattre de la loi Hadopi, cette espèce de menace pour nos droits fondamentaux.

D'où une question très simple :

MAIS BORDEL, ILS SONT PAYES A FAIRE QUOI NOS DEPUTES ???
Par AxS/Natsume - Publié dans : Hurlement primaire
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Mercredi 25 mars 2009
Non non, rien à voir avec Internet Explorer ou le Zune.

Cette fois, il s'agit de jeu vidéo et de DRM. Et d'une illumination de la part de Microsoft...

Dans leur incommensurable sagesse, ils veulent ni plus ni moins généraliser les DRM sur les jeux estampillés "Games for Windows". Vous savez, ce fameux label créé à l'origine pour indiquer qu'un jeu tourne bien sur Windows.

Et bien désormais, il faudra avoir une connexion internet pour pouvoir "autentifier" sa copie avant de pouvoir jouer - que le jeu soit exclusivement solo ou non - et il sera impossible de le revendre d'occasion.

Ca fait des années que les industriels essayent de supprimer tout marché d'ocassion, suivant la logique simple du : "un jeu revendu d'occasion est un jeu neuf non acheté"...
Ces gens là sont évidement des cons finis qui ne comprennent visiblement pas que c'est justement grâce au marché d'occasion que leurs jeux se vendent, beaucoup de joueurs misant sur le fait de pouvoir renvendre d'occasion pour amortir le coût d'un jeu neuf.

Et en bonus, ils compte mettre en place une sorte de "game store" en ligne permettant d'acheter des bonus pour votre jeu favori (arme supplémentaire, niveau inédit)...
Les studios n'auront même plus à se faire chier à développer un jeu complet et terminé, ils pourront livrer des betas inachevées avec 1 niveau sur 10 (à 50€ la boite, faut pas déconner non plus), puis vendre les 9 niveaux supplémentaires en faisant croire que ce sont des "contenus exclusifs".

Un peu comme si vous alliez au cinéma, à 9,50€ la place, et qu'au bout de 30 minutes de film, rideau, vous devez payer 2€ de plus pour voir la suite.

Bravo les mecs, continuez comme ça, et surtout ne vous étonnez pas que le piratage augmente et que vos beaux DRM
se retrouvent cassés en quelques jours.


En ce qui me concerne, je faisais déjà gaffe à ne pas acheter de jeux sous DRM depuis le traumatisme de Colonization, je vais pouvoir éliminer tout jeu labellisé "Games for WIndows".
D'un autre côté, c'est pas si mal leur truc : c'est plus facile à reconnaitre, pas besoin de s'exploser les yeux à lire les textes en petites lettres pour dénicher le "protégé par DRM, connexion internet obligatoire pour activer le produit, etc."
(source : http://www.numerama.com/magazine/12409-Piratage-Microsoft-va-generaliser-les-DRM-sur-les-jeux-Games-For-Windows.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant !
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Mardi 10 mars 2009
Y'a quelques minutes, je suis tombé sur cet article du nouvel observateur qui présente les "arguments" des producteus de contenu concernant la loi Hadopi.
Y'a quelques perles qui valent le détour, et comme j'ai pas trouvé comment poster de commentaire directement sur l'article, je vais faire ça ici, dans le désordre :


"Il est très important de fixer un cadre, d'y voir clair" dans le monde internet "qui est régi par une absence de cadre",
- Hervé Rony, directeur général du SNEP (qui regroupe 48 membres, dont Universal Music, Sony-BMG, Warner Music France et EMI Music France)


Mouahahahahaha, absence totale de cadre ?? Et la LCEN de 2004, retranscrivant en droit français la directive Européenne régissant le secteur numérique et internet ?
Internet POSSEDE un cadre légal suffisant. De plus, la copie d'une oeuvre est déjà puni par la loi française : c'est de la contrefaçon, et c'est puni de 300 000€ d'amende et 3 ans de prison (pour info, le vol n'est puni que de 50 000€ d'amende et 3 ans de prison).
Mais évidement, ce cadre légal impose de passer par la voie judiciaire - comme pour tout -, donc lenteur, et possibilité aux gens de se défendre contre les fausses accusations des majors.
Ce qui ne plait pas aux majors qui veulent leur propre justice d'exception personnelle, supprimant ainsi le cadre légal traditionnel et transformant le web en vrai far west.


Niant toute défense d'un système "à l'ancienne", Hervé Rony dit vouloir "développer un internet légal, pas simplement maintenir la vente dans les magasins". Et de rappeler que "le marché légal est de trois millions de titres", soit "un énorme effort" de la profession.

C'est bien les gars, continuez ! (si, si, sincèrement !)
Votre "énorme effort" arrive bien tard : 10 ans en retard. Et n'oubliez pas aussi que c'est VOTRE boulot que de valoriser la musique des artistes qui vous font confiance (et que vous avez bien entubés avec vos contrats d'exclusivité sur des dizaines d'années). Donc effort ou pas, c'est VOTRE TRAVAIL, il manquerait plus que vous ne le fassiez pas.
Ah mais j'oubliais, vous avez refusé de le faire pendant 10 ans...


Pour la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF), ce projet "répond à une situation d'urgence, qui est d'endiguer le phénomène", estime à l'AP Jérôme Roger, directeur général. Le marché du CD "a été réduit de 60% en six ans" à cause du téléchargement illégal.

Ok, ils persistent dans leur connerie.
Vous me recopierez 1000 fois "Le téléchargement illégal N'EST PAS la cause de la chute des ventes du disque" (avec les majuscules SVP)
On va bien rire si cette loi passe et qu'ils se rendent compte que ça n'aura servi à rien... "Bordel, mais du coup, y'a plus de piratage et nos CD se vendent toujours pas ????"


"Vous avez aujourd'hui 4.000 films disponibles (...) C'est environ 20 ans de ce qui se passe en France sur les écrans. En ce qui concerne la musique, on parle déjà de millions de titres disponibles. Mais comment voulez vous que les gens aillent sur les sites légaux légèrement payants quand vous avez une offre massive illicite?"
 - Nicolas Seydoux, président de l'ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) et président du conseil de surveillance de Gaumont


Mais ça c'est votre problème ! Vos 10 ans d'inaction ont fait apparaitre un concurrent redoutable ? Amusez-vous bien :)
(je sais, je suis méchant. Mais là ça défoule.)

"Est-ce que parce que les bijoux sont chers place Vendôme qu'on a le droit de les voler?"
- N. Seydoux
Cher M. Seydoux : combien de fois devrons-nous rappeler que télécharger un contenu sous droit d'auteur sur internet sans y être autorisé n'est pas du vol, mais de la contrefaçon, et que c'est plus durement puni que le vol ?
Pour voler une musique, il faudrait venir vous laver le cerveau de tout souvenir de cette musique, à vous ainsi qu'à tout auteur / compositeur / interprete / autre ayant travaillé autour de cette musique. Et ensuite la sortir en faisant croire qu'on est l'auteur original. Et encore...
Enfin, merci de considérer la musique comme un produit de luxe auquel seuls privilégiés doivent avoir accès et qui serait interdite d'accès au plus grand nombre.
Les Français vous en remercient (mais ne vous attendez-pas qu'ils achètent vos produits du coup)

"Qu'on arrête de dire que nous sommes ringards: la France est le seul pays au monde où les oeuvres musicales françaises font jeu égal avec les oeuvres américaines, et c'est pareil pour le cinéma. Ne pas lutter contre le piratage, c'est le plus fragile qui meurt le premier: la musique française et le cinéma français"
- N. Seydoux, encore lui. Il est en forme :)

Jeu égal ? Je veux pas dire, mais les séries télé françaises sont largement moins téléchargées que leurs homolgues américaines. Au point que certains s'en inquiètent...
Et ne vous en faites pas, le "piratage" ne tue pas la culture française. Elle a déjà changé et accepté les nouvelles pratiques de l'ère numérique. Il serait temps que vous fassiez de même.

Et enfin :
Le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) soutient "ce texte car nous croyons qu'il instaure un mécanisme pédagogique" qui fera prendre conscience à l'internaute qu'il faut "payer le prix que la musique coûte", C'est toute "la difficulté sociologique" de déterminer "la valeur que les gens attachent à la musique", et de leur rappeler que c'est le prix d'un "travail".
- Hervé Rony (cf plus haut)

Payer le prix que la musique coute, rétribuer les artistes. Voilà une question bien importante !
Il faut que les artistes soient récompensées pour leurs oeuvres et pour les moments de bonheur qu'ils nous auront offert à travers elles.
Mais qui doit fixer le prix ? Des industries qui ne voient que la logique économique et financière, au point d'en mépriser ses propres clients ? ou les "spectateurs", ceux qui écoutent, lisent, entendent, voient et apprécient les oeuvres ?

J'aurai l'occasion de reparler de ça.

Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant !
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Mardi 10 mars 2009
Voilà, après tout ce temps, le projet de loi va passer son grand Oral.
Et enfin, toute la presse en parle.

Voici un bref rappel des faits :
Les industries du disque pleurent depuis 5-10 ans la chute de leurs vente de supports. (à peu près 600M€ en moins depuis 2002, environ -50%, selon le SNEP). Shocking.
Dans leur grande sagesse, elles ont désigné leur tête de turc : cette saloperie d'internet et ces nouvelles créatures appelées "internautes" qui osent s'échanger des fichiers musicaux entre eux (apparement une évolution des homo sapiens sapiens qui le faisaient déjà avec des cassettes audio prêtées entre amis...), mais cette fois sans avoir à se déplacer.

Evidement, l'absence totale d'offre légale "interessante", la persistance à vouloir refourguer des CD surprotégés contre la copie (au point de les rendre illisible sur des lecteurs de CD traditionnelles...), l'impossibilité de pouvoir écouter la musique sur des équipements modernes (balladeurs MP3 sans marque, par exemple), les prix très élevés pour un contenu limite, et des offres catalogues de plus en plus limitées à des "exclusivités" censées se vendre n'y sont absolument pour rien. Non non non.

Manquerait plus que ça soit la faute des majors aussi...


Bref, plutot que de réfléchir en tout bon entrepreuneur constatant que son marché se casse la gueule, plutot que de chercher à savoir en quoi la demande des consommateurs a évolué et tenter d'adapter son offre, l'industrie du disque a trouvé plus interessant : obliger les gens à revenir en 1980, âge d'or de la vente de disque, où Internet n'existait pas encore, et les ordinateurs ressemblaient plus à de gros boitiers lents qu'aux monstres technologiques actuels.
L'époque où ils controlaient le monde de la musique, où rien ne pouvait se passer sans leur aval.

Et pour celà, rien de plus simple : demander au gouvernement de pondre une loi sur mesure afin de supprimer tout internaute récalcitrant, en prenant soin de ne pas passer par cette justice si lente qui permet en plus - outrage !!! - à l'accusé de se défendre.


Et voici donc la loi "Création et Internet", censée sauver la Création mise en danger par les pratiques "illégales" des méchants pirates internautes français qui téléchargent en masse les contenus culturels sur Internet.


Je vais passer les détails du fonctionnement de la loi, la presse actuelle les reprend suffisament.
Plus exactement, je vous recommande de lire cette excellente analyse de Me Eolas sur le sujet : http://www.maitre-eolas.fr/2009/03/04/1333-hadopi-mon-amie-qui-es-tu

Voilà, ça c'est fait, je peux aller à l'essentiel : cette loi est mauvaise. Et mériterait à elle seule que la ministre de la culture et notre président soient condamnés à une inéligibilité à vie (si seulement ça pouvait exister...) tant son contenu met à mal les fondements de notre démocratie.

Jugez plutôt :
 - Suppression des droits de la défense.
 - Suppression du droit à un procès équitable. (l'Hadopi pourra condamner des innocents sans que ceux ci puissent se défendre)
 - Suppression de la liberté d'expression (par le filtrage des contenus et la suspension de la connexion internet)
 - Suppression de la libre concurrence (dans le domaine des logiciels en particulier, l'Hadopi étant mandatée pour dire quels logiciels devront être utilisés pour "protéger" sa connexion internet)
 - Attribution à des polices privées des privilèges jusqu'ici réservés aux sections de lutte anti-terroristes...
 - Destruction d'un des rares secteurs économiques porteurs de croissance en France (un comble en temps de crise...)
J'en oublie, mais y'en a gros sur la patate.

Et tout ça pour quoi ?
Pour rien.

Cette loi va couter cher (le gouvernement provisionne 7Millions pour 2009, mais en réalité elle coutera beaucoup plus), et ne rapportera rien.
Elle n'empechera pas les ventes de disques de chuter encore et encore.
Elle n'empechera pas les industries du contenu de perdre en chiffre d'affaire sur les produits "traditionnels" (CD, DVD...)
Tout simplement car sous leur forme actuelle, ce sont des produits DEPASSES, qui ne répondent plus à la demande des clients.

C'est pourtant un principe de base que tout économoste et tout industriel doit pourtant connaitre par coeur (même moi qui ne suis pas économiste, je le connais... !) :
La loi de l'offre et de la demande.
-> S'il y a une demande, mais pas d'offre, alors la demande va voir ailleurs.
Dans le cas présent, téléchargement "illegal" sur internet.

L'unique cause de la chute des ventes du disque est l'incapacité totale des industries cultures à franchir le pas du 3e millénaire et à proposer des offres légales sur Internet dignes de ce nom.
Elles ont déjà 10 ans de retard. Elles sont sur le point de mourrir (et le plus vite sera le mieux), et elles essayent d'entrainer avec elles quiconque essaye de proposer une offre moderne (cf. affaire Wizzgo, et toutes les autres affaires ou les industries culturelles ont d'abord dégainé les avocats avant de voir l'interet économique de telles nouvelles pratiques).
Et aujourd'hui, elles menacent même les fondements de notre démocratie avec cette loi...


En ce qui me concerne, cette nouvelle loi ne me touchera pas : Un petit cryptage de mes échanges peer 2 peer et l'Hadopi peut définitivement aller se faire ****.
Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant ! - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Vendredi 30 janvier 2009
Yo putaing con ! On l'attendait, c'est arrivé !!!

Selon nielsen ratings, over-blog.com est désormais la 1ere plateforme de blogs en France avec 8,646 M visiteurs uniques en décembre !!
Juste derrière, on trouve le désormais outsider skyblog, avec 8,632 M visiteurs.

Sabrons le champagne !!
Par AxS/Natsume - Publié dans : Yeeepah !
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Mercredi 5 novembre 2008
Et les artistes aussi, faut pas déconner.
Mais là n'est pas la question.

Face à l'odieux site de propagande et de désinformation lancé il y a peu par le ministère de la Culture, le sinistrement nommé www.jaimelesartistes.fr, Numérama a lancé sa parodie : http://www.jaimelesinternautes.com/index.html.

Au programme, le rétablissement de la vérité sur la loi Hadopi, et attention à ne pas prendre l'initiative pour ce qu'elle n'est pas :

"Il ne s'agit pas de défendre le piratage. Il s'agit de défendre les principes républicains les plus importants d'un Etat de droit. Aucun Etat quel qu'il soit ne devrait mettre en place une machine à condamner massivement ses citoyens (1000 internautes par jour !) sans apporter de preuve solide du délit supposé, et sans donner à l'accusé la possibilité de se défendre avant l'application de la sanction. Ni le piratage ni aucun délit ne justifie de contourner l'ordre judiciaire et les règles fondamentales des droits de la défense."

Je vous rappelle que notre bienveillant Sénat a voté la loi Hadopi en express sans corriger la plupart des failles. Nous ne pouvons plus qu'espérer un retour à la raison lors du débat à l'Assemblée Nationale en 2009, et au pire un cassage magistral par le Conseil Constitutionnel.

(source : http://www.numerama.com/magazine/11258-J-aime-les-internautescom.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Vendredi 31 octobre 2008
La célèbre association de consommateurs a publié hier son étude sur le projet de loi Hadopi, aussi connue sous le nom de "Répression et Internet".

Vous pourrez les trouver ici :
Loi Création et Internet - Synthèse du projet de loi Création et Internet
Loi Création et Internet - Le Téléchargement est-il vraiment responsable ?
Loi Création et Internet - La loi Création et Internet en 10 questions
Loi Création et Internet - Les 6 principaux griefs contre le projet de loi Création et Internet

Et ça confirme ce que je ne cesse d'affirmer depuis un moment : les majors sont à côté de la plaque, le téléchargement illégal n'est pas la cause des ventes du disque, et le projet de loi et toute la machinerie poussée par le gouvernement est un véritable crime contre les droits fondamentaux des individus.

Pendant ce temps là, le Sénat poursuit ses débats concernant la loi.
Il a déjà rejeté à une forte majorité un amendement visant à remplacer la suspension d'abonnement par une amende. C'est con, ça aurait pu permettre à la loi de ne pas se faire casser par l'Europe...

Affaire à suivre...

Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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Mercredi 29 octobre 2008
Elle est attribuée à notre chère et utile Sinistre de la Culture : C. Albanel.
Selon elle, en cas de coupure de l'accès Internet qui serait plus ou moins longue, il reste à l'ex-internaute la possibilité de se rendre dans un cybercafé, chez un voisin...

Interrogée par France 3 à propos d'une proposition du Sénat visant à remplacer la suspension d'abonnement par une simple amende, Albanel a évidement défendu son projet. Et de la meilleure façon qui soit !

-> Si on suit notre chère ministre, suspendre l'abonnement ne servirait donc à rien, car l'internaute touché pourra toujours utiliser la connection du McDo voisin. Donc potentiellement de continuer son téléchargement.
Et une fois le wifi du McDo fermé, il pourra toujours aller chercher plus loin.
... jusqu'à ce que tous les accès de France soient coupés. Auquel cas il pourra toujours aller voir ailleurs où il en existe encore...

La suspension est donc totalement inefficace pour lutter contre le téléchargement "illégal" sur Internet, puisque de l'aveu de notre chère ministre, ça n'empechera pas l'internaute d'aller sur Internet.


Désespérant.

(source : http://www.generation-nt.com/creation-internet-hadopi-riposte-graduee-amende-actualite-178781.html)
Par AxS/Natsume - Publié dans : SVP, il faut vraiment nous laisser maintenant !
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Mercredi 22 octobre 2008
L'info est relayée par PC Inpact, Numerama et Europolitique.info.

La Commission Européenne valide donc le fameux amendement 138, condamnant de fait le mécanisme de riposte graduée à la française.
Pour rappel, cet ammendement ne fait que rappeler le droit Européen qui impose qu'aucune restriction ne peut être imposée à l'encontre des droits fondamentaux et des libertés des utilisateurs finaux, sans décision préalable des autorités judiciaires, notamment conformément à l'article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne sur la liberté d'expression et d'information, sauf si la sécurité publique est menacée.

Traduction : interdiction de contourner l'ordre judiciaire en passant par une simple décision administrative pour prononcer la suspension de l'abonnement à Internet.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Et bien en France, le Sénat va devoir examiner un texte qui est sur le point de devenir illégal en Europe. Le gouvernement fait ce qu'il peut pour pousser ce projet de loi en vitesse avant une adoption contraire en Europe, en espérant mettre tout le monde devant le fait accompli.

En Europe, le gouvernement français va devoir rassembler une majorité d'états Européens pour pouvoir supprimer cet amendement lors du prochain Conseil Européen - ce qui est loin d'être gagné. Sachant qu'en plus les eurodéputés sont tout disposés à remettre cet amendement où il était lors de la 2eme lecture du Paquet Télécom en cas de suppression par le Conseil Européen.


En clair : la France va probablement se 'forcer' à adopter une loi liberticide et condamnée par l'Europe, et se manger une énième condmanation par la suite. nos politiques pourront alors se plaindre "Mais heu, l'Europe elle est méchante ! Elle ne nous permet pas de faire ce qu'on veut !"

On a l'habitude à force...
Par AxS/Natsume - Publié dans : Economie numérique
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